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samedi 9 mai 2009

Les filets fantômes affectent l'environnement marin

Un nombre considérable d'équipements de pêche perdus ou abandonnés par les pêcheurs causent des préjudices à l'environnement marin, selon un rapport de l'Organisation la FAO et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Ces équipements ont, à travers la "pêche fantôme", des répercussions néfastes sur les stocks de poissons et posent une menace pour les bateaux.

Selon le rapport, le problème posé par ces équipements abandonnés ou perdus prend de l'ampleur à cause de l'augmentation des opérations de pêche et de l'introduction d'équipements de pêche durables faits à partir de matières synthétiques résistantes.

Le rapport affirme que les équipements abandonnés dans les océans représentent 10% (soit 640 000 tonnes) des déchets marins.
Le transport maritime est la première source de déchets en pleine mer et les sources terrestres sont les causes principales de débris marins dans les zones côtières.

La plupart des équipements de pêche ne sont pas abandonnés volontairement, mais sont perdus lors des tempêtes ou des forts courants ou sont le résultat de "conflits", en ce sens que les équipements et les filets s'emmêlent parfois.

Les principales répercussions engendrées par la perte ou l'abandon des équipements de pêche sont :
  • la capture continuelle (pêche fantôme) des poissons ou d'autres animaux comme les tortues, les oiseaux de mer, les mammifères marins qui sont piégés et meurent;
  • les altérations du sol sous-marin;
  • les dangers à la navigation: ils peuvent causer des accidents en mer et endommager les bateaux.

Les filets à mailles, les nasses et les pièges à poissons contribuent à la pêche fantôme, alors que les palangres sont susceptibles de piéger les autres organismes marins et d'endommager l'habitat sous-marin.

La pêche fantôme

Dans le passé, les filets dérivants étaient les principaux coupables, mais l'interdiction en 1992 d'utiliser ces filets de mauvaise qualité a réduit leur contribution à la pêche fantôme.

Aujourd'hui, les filets maillants sont sur le banc des accusés. L'extrémité de ces filets est ancrée dans la mer alors que les bouchons sont attachés au sommet. Ainsi, ils forment un mur vertical sous la mer qui peut être de 600 à 10 000 mètres. Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois - parfois, pendant des années - et tuer sans distinction poissons et autres animaux.

Les pièges et les nasses sont un danger permanent. Dans la baie de Chesapeake aux Etats-Unis, environ 150 000 pièges à crabes sont perdus chaque année et environ 500 000 sont déployés. Dans l'île des Caraïbes, en Guadeloupe, les 20 000 pièges posés chaque année se perdent lors de la saison des ouragans. Comme les filets à mailles, les pièges peuvent continuer à pêcher tout seuls pendant de longues périodes.

Solutions

"La quantité d'équipements de pêche dans l'environnement marin va continuer à s'accroître et les répercussions sur les écosystèmes marins vont continuer à empirer si la communauté internationale ne prend pas des mesures efficaces pour éradiquer le problème des débris marins.

Le problème doit être attaqué sur plusieurs fronts: les stratégies doivent inclure la prévention, l'atténuation et les mesures curatives, selon M. Ichiro Nomura, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des pêches et de l'aquaculture. Il ajoute que la FAO travaille conjointement avec l'Organisation maritime internationale (OMI) dans sa revue de l'annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution des bâteaux en ce qui concerne les équipements de pêche et les installations côtières de récupération.

M. Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, affirme: "Il y a beaucoup de "fantômes" dans l'environnement marin en raison de la pêche intensive et de l'acidification liée aux gaz à effet de serre. Le nombre de "zones mortes" sans oxygène ne cesse de s'accroître à cause du ruissellement et des sources de pollution terrestres.

Les équipements de pêche perdus ou abandonnés font partie des problèmes qui doivent être résolus le plus rapidement possible si on veut préserver la productivité de nos océans et de nos mers pour les prochaines générations, et si on veut atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement de l'ONU, selon M. Steiner.

Le rapport de la FAO et du PNUE offre des pistes pour endiguer le problème des filets "fantômes" :

Les incitations financières: Les primes peuvent encourager les pêcheurs à récupérer les équipements perdus et à les rapporter au port. Les pêcheurs peuvent également ramener les filets fantômes qu'ils trouvent accidentellement lorsqu'ils sont en train de pêcher.

L'estampillage des équipements: Tous les équipements ne sont pas jetés volontairement. L'estampillage ne doit donc pas consister à "identifier les criminels" mais plutôt à essayer de mieux comprendre les raisons qui justifient la perte des équipements et à identifier des mesures préventives appropriées pour contrer le fléau.

Les nouvelles technologies: Les nouvelles technologies offrent de nouvelles possibilités pour contrer la pêche fantôme. L'imagerie sous-marine peut être utilisée pour éviter les écueils et les obstacles. Les équipements de pêche peuvent être coûteux, et de nombreux pêcheurs font des efforts considérables pour retrouver les équipements perdus. Une technologie qui les aiderait dans leur quête serait utile, par exemple l'utilisation de GPS et de vaisseaux pouvant identifier le lieu où l'équipement a été perdu et en faciliter la récupération. Les transpondeurs peuvent leur emboîter le pas. Les progrès effectués dans le domaine de la météo peuvent aider les pêcheurs qui éviteront ainsi de déployer leurs filets quand de mauvaises conditions météorologiques sont annoncées.

Les nouveaux matériaux synthétiques utilisés pour la conception des équipements de pêche sont la source du problème, mais ils peuvent également en être la solution. Des efforts sont déployés pour accélérer l'adoption commerciale d'équipements durables faits à partir d'éléments biodégradables. Par exemple, dans certains pays, les pièges à poissons et les nasses sont construits avec des matières biodégradables qui se désintègrent lorsqu'elles restent sous l'eau trop longtemps, rendant ainsi le piège inoffensif. Etant donné que ce dispositif ne réduit pas le niveau de débris, un système de ramassage doit aussi être adopté.


Récupération d'un filet fantôme en Mer du Nord

L'amélioration de la collecte, de l'élimination des déchets et des schémas de recyclage. Selon le rapport, il est nécessaire de faciliter l'élimination appropriée de tous les équipements de pêche vieux et endommagés. La plupart des ports n'ont pas les installations nécessaires. Des poubelles sur les docks et la fourniture aux bateaux de sacs de très grandes dimensions et résistants pour mettre les vieux équipements peuvent contribuer à remédier au problème.

Un meilleur compte-rendu des équipements perdus. Une des recommandations clés du rapport est que les vaisseaux doivent consigner tous les équipements perdus. Cependant, une approche plus tolérante doit être mise en place et respecter les pertes, leur impact et tous les efforts de récupération, selon le rapport. Le but est de sensibiliser les gens aux dangers potentiels et augmenter les chances de récupérer les équipements.

Le rapport suggère des solutions qui peuvent être utiles.

"Les solutions à ce problème existent et notre espoir est que ce rapport incite les industries et le gouvernement à prendre des actions visant à réduire de manière significative la quantité d'équipements perdus ou abandonnés dans l'environnement marin", indique M. Nomura.

Ce rapport est publié alors que les nations s'apprêtent à se réunir en Indonésie, à Manado, pour la Conférence internationale sur les océans (11-15 mai 2009). L'assainissement du milieu marin, qui est devenu une priorité, sera à l'ordre du jour.

Source : FAO

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vendredi 10 avril 2009

Une baleine dans le port de New York

Une baleine s'est promenée dans le port de New York jeudi 9 avril 2009. Voici la vidéo :

vendredi 30 janvier 2009

Des scientifiques du monde entier appellent à agir pour stopper l'acidification des océans

Plus de 150 grands noms des sciences de la mer, originaires de 26 pays, ont appelé les décideurs, dans une déclaration rendue publique vendredi, à agir sans plus attendre pour réduire de manière décisive les émissions de CO2 afin d’éviter que l’acidification des océans ne cause des dommages étendus et graves aux écosystèmes marins.

L’acidification des océans est déjà détectable et qu’elle s’accélère, affirment ces scientifiques dans cette déclaration dite de Monaco. Ils mettent en garde sur le fait que les impacts socio-économiques négatifs de ce processus ne pourront être évités qu’en limitant à l’avenir les taux de CO2 dans l’atmosphère, rapporte l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) dans un communiqué.

Le Prince Albert II de Monaco a exhorté les dirigeants politiques à prendre en compte la Déclaration de Monaco au moment où ils se préparent aux négociations sur le climat qui auront lieu lors de la Conférence des Nations Unis sur les changements climatiques, cette année à Copenhague. « Je soutiens fermement cette déclaration, qui est en accord complet avec mes efforts et ceux de ma Fondation pour atténuer les changements climatiques », a-t-il déclaré.

La déclaration s’appuie sur le Rapport sur les priorités de la recherche élaboré en octobre dernier par les participants au deuxième Symposium international sur l’Océan dans un monde trop acide, organisé par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, le Comité Scientifique pour les recherches océanographiques (SCOR), l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le Programme International géosphère-biosphère (PIGB), avec le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco ainsi que d’autres partenaires.

« La chimie des océans joue un rôle si essentiel et les changements qui l’affectent sont si rapides et si graves que leurs effets sur les organismes semblent désormais inévitables », a déclaré James Orr du Laboratoire de l’environnement marin de l’AIEA (AIEA-LEM) et président du symposium. « La question maintenant est de savoir quelle sera l’ampleur des dégâts et à quelle vitesse ils se produiront. Le rapport du symposium résume l’état des connaissances scientifiques et fixe nos priorités pour les futurs travaux de recherches, tandis que la Déclaration de Monaco exhorte les dirigeants politiques à agir d’urgence pour réduire les sources du problème. »

« Dans la perspective de faire progresser la science sur l’acidification des océans, nous avons besoin de réunir les meilleurs scientifiques pour partager les résultats de leurs travaux et établir des priorités de recherche afin de mieux connaître les processus d’acidification et leurs effets sur les écosystème marins», a expliqué Patricio Bernal, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. « La série de symposiums sur l’océan dans un monde trop acide joue ce rôle de forum pour les scientifiques tous les quatre ans et le Rapport sur les priorités de la recherche qui en résulte est un document de référence sur ce que nous savons aujourd’hui de l’impact de l’acidification ».

Source : UNESCO

samedi 3 janvier 2009

Des militants de Greenpeace en prison pour avoir révélé un trafic de viande de baleine

Le journal Libération nous apprend que l'ONG Greenpeace, qui se bat contre la chasse à la baleine orchestrée illégalement par le Japon, se trouve sous le coup d'accusations mensongères de la part des autorités japonaises.

Le 15 mai 2008, des militants de Greenpeace ont intercepté un colis en provenance du bateau Nisshin Maru, le plus gros baleinier industriel nippon, dévolu officiellement à la seule pêche « scientifique », et dans lequel se trouvaient 23.5 kg de viande de baleine.
Révélant leur trouvaille aux autorités, une enquête est aussitôt lancée, non pas contre les trafiquants, mais contre l'ONG !
Depuis le 20 mai 2008, deux militants de Greenpeace sont en prison, accusés de vol, et risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement pour avoir révélé un crime !
On sait que le Japon opère illégalement la chasse industrielle contre les baleines dans le Pacifique sud, et que ses méthodes d'intimidation contre les militants critiquant les autorités en font un pays de non-droit.
LesBaleines.net se joint au mouvement mondial lancé contre cette situation, et demande la libération immédiate des militants écologistes, qui se battent pour la préservation de notre planète au bénéfice de tous, et demande la mise en place d'une enquête contre les vrais criminels qui font du trafic de viande de baleine. Nous demandons également que cesse toute chasse commerciale contre les baleines et les mammifères marins, dans le respect du moratoire international.

Source : Libération -
Greenpeace pris dans les filets du trafic de baleine

mercredi 3 décembre 2008

Baleines et dauphins menacés par la pollution sonore dans les océans

Les baleines et les dauphins sont menacés par la pollution sonore croissante dans les océans due à la hausse du trafic maritime, des études sismiques, et d'une nouvelle génération de sonar militaire, alors que ces animaux utilisent les sons, parfois sur de grandes distances, pour communiquer, trouver de la nourriture et s'accoupler, ont affirmé mercredi des associations de protection de la nature.

Les associations, qui participent à Rome à une Conférence du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) sur les espèces migratoires, appellent les gouvernements et le secteur privé à adopter des moteurs plus silencieux pour les navires, à appliquer des règles plus strictes sur l'usage des études sismiques dans l'exploration pétrolière et gazière et à adopter de nouvelles technologies moins envahissantes en matière de sonars, selon un communiqué du PNUE.

Par ailleurs, l'augmentation des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) due à la consommation d'énergies fossiles pourrait aggraver les niveaux sonores dus aux activités humaines.

En effet, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, établi par le PNUE et l'Organisation météorologique mondiale, met en garde dans son dernier rapport contre une augmentation de l'acidité des mers et des océans.

Selon des chercheurs de l'Institut de recherche de l'aquarium de la Baie de Monterey aux Etats-Unis, l'augmentation de l'acidité des océans pourrait rendre l'environnement plus bruyant. Les changements dans la composition chimique de l'eau de mer auraient pour conséquence que son absorption des sons à basse fréquence serait 10% inférieure à celle d'avant la Révolution industrielle.

A moins d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre, les niveaux d'acidité des mers et des océans pourraient atteindre d'ici à 2050 un niveau tel que le bruit des navires et des canons sismiques voyagerait 70% plus loin qu'auparavant.

Source : ONU


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